jeudi 10 janvier 2013

La fin du monde n'a pas eu lieu.




La fin du monde n'a pas eu lieu. Dommage. Soleil, tu devais ne pas te lever, disparaître pendant trois "jours"... Ce matin pourtant, j'ai entendu la rumeur de la ville qui se réveillait comme une servante, sur la pointe des pieds, j'ai regardé dehors, j'ai vu que tu t'efforçais d'éclairer  d'une lumière triste le Paris clignotant d'avant noël... 
 
Les Mayas n'avaient du reste jamais rien annoncé de tel. C'est drôle comme notre civilisation mortelle s'impatiente de mourir, d'en finir avec son monde. Elle espérait déjà en l'an 1000. Elle espérait davantage en l'an 2000, ayant tant perfectionné la science de sa destruction en dix siècles. Elle tourna alors les yeux vers les peuples arriérés, d'eux seulement pouvait venir une croyance plus forte que le nihilisme dans lequel elle s'était enroulée. Mais non, le 22 décembre 2012, elle était encore là, à se regarder agoniser péniblement, ne se supportant plus ni le monde qu'elle avait fait hideux à son image, avec encore noël à fêter, avec l'horreur des cadeaux à acheter dans les réserves commerciales; vite; s'était-elle dit en s'éveillant ce matin-là, accélérons le ravage, massacrons les innocents, vite, plus vite, plus haut dans le ciel, plus profond dans le sol, piétinons, tirons, bétonnons, trouons, arrachons, dévorons les miettes de l'enfant Jésus...
 
De l'autre côté de la Mort, un cycle s'achève et les Mayas changent d'ère. Je suis sûre qu'ils ont dormi sous le sourire de leur lune et se sont levés sous la chaleur de leur soleil (qui ce matin s'appelle pluie). Ils remettent le compteur du temps à zéro, lui offrent une nouvelle jeunesse. Pour le signifier au vieux monde, quelques milliers de petits Indiens qui vivent en toute indécence en dehors des musées, esprits échappés aux statuettes où les mauvais génies tentent de les enfermer, sont venus occuper silencieusement quelques villes du Chiapas. Ainsi fêtent-ils les dix-huit courageuses années (qui sont je ne sais combien dans leur calendrier) qui les séparent du jour où ils voulurent bien apparaître aux yeux brûlants du vieux monde. Peut-être se souvient-on de l'aube où ils prirent les villes et récupérèrent des terres trop longtemps livrées à des mains rapaces. Ils sortaient  de quatre cents ans de forêts si recouverts d'invisible que pendant un moment personne ne les vit. Puis on les vit sans les croire (possibles). Une fois vus et crus, on les tira. Mais il était trop tard. Ils étaient là. Ils se tiennent là encore. Ils se tiennent dans les villes et célèbrent silencieusement leur présence, qui traverse les calendriers du ravage. Ils sont plus vieux que le temps et ont encore la générosité d'aimer assez le monde pour ne pas vouloir sa fin. D'une voix immense, ils redonnent voix à tout ce qui est couvert par la rumeur. D'un pas immense, ils entrent dans la nouvelle ère. 
 
  M. N.


¿ESCUCHARON?

Es el sonido de su mundo derrumbándose.
Es el de nuestro resurgiendo.
El dia que fue el dia, era noche.
Y noche serà el dia que sera el dia.
 
(Vous avez entendu ? C'est le bruit de votre monde qui s'écroule. C'est celui du nôtre qui resurgit. Le jour où le jour fut, il faisait nuit. Et nuit sera le jour où sera le jour.)
 
COMMUNIQUÉ DU COMITÉ CLANDESTIN RÉVOLUTIONNAIRE INDIGÈNE
COMMANDEMENT GÉNÉRAL DE L’ARMÉE ZAPATISTE DE LIBÉRATION NATIONALE
MEXIQUE
21 décembre 2012
 


jeudi 13 décembre 2012

Gamètokrach


On a touché au sperme.

Les résultats sont là : Human Reproduction les publie. Une vaste étude, réalisée de 1989 à 2005 sur plus de 26000 hommes, montre l’approfondissement de la crise de qualité et densité en spermatozoïdes des éjaculations françaises.

Les « causes » en sont connues ; entraperçues, du moins. Ondes nouvelles-technologiques, pesticides, produits phytosanitaires, rayonnements ionisants, phtalates, bisphénols et tutti quanti n’épuisent pas même les possibilités dégénératives ; le rôle-clé de la production étant tenu par les perturbateurs endocriniens, également nommés disrupteurs, xéno-œstrogènes ou leurres à propriétés hormono-mimétiques.

Les échantillons, uniquement et protocolairement prélevés sur des partenaires de femmes totalement stériles (afin,sans doute sérieux, d’évacuer toute intrusion symbolique de l’engendrement dans l’affaire – si ce n’est que, provenant d'usagers de l'assistance médicale à la procréation, ils étaient investis d’un potentiel fantasmatique vers l’Autre Femme) – les éjaculats, donc, présentaient de surcroit une ample modification morphologique. L’âme, depuis Thomas d’Aquin, était canoniquement définie comme « forme du corps » ; la forme du sperme, quant à elle, serait-elle devenue le signe d’âmes en berne de flagelle ? Problème : Sachant que la motilité du spermatozoïde dépend en bonne moitié de la rotation à 180° de la tête, l’inertie des méninges et des membres est-elle soluble dans le devenir-immobile du collet ? 

La concentration en millions par millilitre a ainsi diminué de 33%. Qui mal y pense y verra, le cas échéant, l’image à peine subliminale et clignotante de l’exacte soustraction du tiers.

Soyons rassurés, les concentrations spermatiques restent, en moyenne, dans la « norme fertile » de l'Organisation Mondiale de la Santé. Et gageons que celle-ci la redéfinira avant que l’étiage ne s’établisse durablement en-deçà du seuil, et n’avoisine l’absolu zéro.

Le « monde » dont l’organe est fonction d’une Physique de la reproduction placera-t-il le curseur au niveau nucléaire des spermatides, et plus précisément de l’idiosome ? Là où nul n’est physiologiquement en mesure de concrètement engendrer ? Nul, fors la Science Idéologique du Calcul et sa confiscation technique du procès de fécondation. Une des faces du renversement du régime de la subversion le commande.

L’autre – est un pari.
St. M.

dimanche 9 décembre 2012

L'Axe Coupat-Houellebecq

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Deux spectres hantent le nihilisme français : les spectres de Joyce et Rimbaud. Le Comité invisible de Julien Coupat tirait sur Leopold Bloom, l’amer Michel croit pouvoir nous persuader qu’il est impossible au XXIe siècle de trafiquer dans l’inconnu. Un livre les démasque au passage, en quelques pages : Tout autre – une confession de François Meyronnis (pp. 85-99).
 
« Tiqqun » a eu le mérite de reparler de « guerre civile », d’ouvrir un magasin général bio dans le Désert français, d’avoir deux prisonniers d’opinion à la Santé sous Sarcosi et de ridiculiser Michèle deux ans avant le Printemps tunisien. Michel celui de mettre les pieds dans le plat du Menschenpark. C’est à peu près tout.
 
Le Comité invisible considère la littérature comme « l’ancien régime de la vérité », hait Joyce, ne comprend pas grand-chose à Debord ni au Talmud et rien à Heidegger. Michel a compris que de son point de vue, mieux valait vouloir le rien que ne rien vouloir. Pour le Comité « Tiqqun » comme pour Michel, une seule devise : tuer les pères, tuer le monde.
 
François Meyronnis alias Simon Malve, lui, évolue sans haine parmi les vivants, les morts et les avalanches :
 
« Avant, où que ce soit, à n’importe quelle époque, il y avait partage mais aussi échange entre ceux qui vivent et les défunts. Ce partage comme cet échange faisait l’objet de rites, cérémonies, de toute une symbolisation.
 
De cela il ne subsiste à peine que des loques. Sans qu’on en perçoive la violence une implosion sévère a eu lieu.
 
Les ombres, on les a mises à la porte. Les vivants ont lâché le « peuple éteint », comme l’appelait Homère – illusion de refermer la vie sur elle-même et d’envoyer coucher les morts. Mais ce que voit Simon Malve, en accédant là où s’enroulent le dessus et le dessous, est plus inquiétant ; car il s’agit du modelage du monde de la surface à partir de l’envers : dans les rues, au fond des bureaux, des boutiques, la vie expropriée nourrit les ombres ; lesquelles à leur tour colonisent la vie, au point d’en rendre possible un jour la fabrication industrielle. Ainsi vie morte et mort vivante forment-elles ensemble un circuit marécageux.
 
Alors que les incubés du social ne veulent plus rien faire avec leurs âmes, et leur témoignent autant de respect qu’à des courants d’air, les voilà pris en gage. Translation de tous les êtres sur le plan mort.
 
Comment sortir de ce micmac ? Mon livre ne raconte rien d’autre – conseils pour déjouer l’embûche… Ici le lecteur est convoqué. Au fond c’est lui le personnage du roman ; lui seul peut effectuer le voyage. »
 
A. G. 

Les voix du Pacifique

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L’une des leçons décisives de la « démonstration démocratique » de l’UMP (180.000 votes dont 40.000 procurations) serait presque passée inaperçue. Faut-il prendre en compte les voix des citoyens de métropole lors d’élections serrées dans les départements du Pacifique et de l’Océan indien ?
 
Evidemment non. La démocratie est une affaire trop sérieuse pour y mêler les peuplades primitives d’Europe occidentale.

L'Etat, c'est nous.

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Visiblement fatigué, mais toujours soucieux de pédagogie citoyenne, François Fillon a récemment rappelé aux micros d’une radio soucieuse d’éviter le spectre d’une guerre civile qu’un « parti politique, ce n’est pas une mafia ». L’histoire récente de la droite et l’étrange ballet démocratique organisé depuis quinze jours à la tête de l’UMP sous les yeux ébahis du parrain Sarcosi donnent bien sûr raison à l’ex-premier ministre.
 
Pour faire un « grand parti politique, un parti qui puisse un jour revenir aux commandes du pays », il faut plus qu’une mafia : il en faut deux ou trois.

A. G. 

samedi 8 décembre 2012

ENCORE UN COUP DE PEDAGOGIE!

Le Fleuve Jaune en 2009


Un spectre hante le monde : le spectre du communisme écologique. Toutes les puissances de l’économie mondialisée se sont unies en une Sainte-Alliance pour traquer ce spectre : les marchés financiers et les « partis de gouvernement », Obama et Poutine, la science-à-fric et Manuel Valls. Ce qui se joue ces mois-ci sur l’un des derniers promontoires de cette péninsule asiatique qu’on appelle l’Europe, à Notre-Dame des Landes, se joue aussi à une tout autre échelle dans les vallées de Chine où l’on rase tout pour relier la Rivière des Perles au Fleuve jaune à sec, dans les forêts d’Amazonie ravagées par les « puissances émergentes », dans l’Afrique retournée par les chercheurs de coltan. Tous peuvent le voir, sauf les myopes élus pour quatre ou cinq ans et leurs clubs de groupies hystériques : les « partis ». 

Faisons le bilan des pertes locales : l’opération « César » a dégénéré. Victimes collatérales : le président Hollande, le premier ministre Ayrault, le ministre de l’Intérieur Valls, l’ex-préfet Hagelsteen, l’entreprise Vinci, sans oublier le parti « Europe Ecologie Les Verts » ou BFM TV. 

Hollande : le changement, c’est plus tard, quand ça ira mieux. Mais comme ça n’ira jamais mieux… 

Ayrault : pédagogue et concertateur toujours sérieux, attitude exemplaire, respecte ses camarades et les procédures, régulier dans l’erreur. 

Valls en quelques bourdes : « ultragauche », « kyste durable », « il n’y a jamais de conditions au dialogue ». Bref : la gauche « white », la gauche « blancos » et la flicaille d’Evry au pouvoir. « Quelle image de notre ville… » 

L’ex-préfet de Loire Atlantique Hagelsteen devenu conseiller du président de Vinci : sa tête sur le Who’s Who le dit bien : « Ben quoi, moi aussi j’ai le droit au conflit d’intérêt. » 

L’entreprise Vinci, « présente dans plus de 100 pays » : « Nous recrutons les fonctionnaires qui nous ont décroché des contrats. Et alors ? Nous bétonnons partout sur la planète les terres où des paysans de tous âges démontrent qu’on peut vivre au XXIème siècle sans l’aide de l’Etat, ni de Monsanto, ni les emplois de la mafia du BTP. Et alors ? Nous démontrons que la privatisation des moyens de transports est l’une des plus efficaces manières de racketter les administrés de la moitié du globe. Et alors ? » 

Duflot & Canfin : « On reste au gouvernement. De toute façon, Notre-Dame des Landes c’est dans l’hémisphère sud. » 

 BFM TV : « On filme pour la DCRI, et alors ? » 

La bonne nouvelle du dimanche 27 : « On a détruit vos maisons, on a gazé vos champs, on a cogné vos copines, on a coupé vos arbres, on a filmé vos visages et vous n’êtes toujours pas contents, vous rameutez du monde de toute l’Europe et du Maghreb par internet ? Très bien, on va vous remettre encore un coup de pédagogie ! » 

Messieurs-dames des « partis de gouvernement » et du « partenariat public-privé » mondialisé : la pédagogie, c’est pour les enfants. Le communisme écologique, c’est pour les adultes. 

A. G., M. N.

mardi 3 avril 2012

Règles de vie


J’ai juré par le Verbe en personne, qui est pour moi Dieu suprême,
principe issu du principe, venu du Père immortel,
image de l’archétype, nature égale à celle du géniteur,
qui est arrivé du ciel pour entrer dans la vie des hommes,
j’ai juré de ne pas rejeter par mon esprit, avec des idées hostiles,
le grand Esprit, non plus que le Verbe, par un verbe ennemi.
Si je venais à diviser la divinité de l’éclatante Trinité,
en suivant les mots d’ordre de temps adverses ;
si un haut siège venait jamais aiguillonner mon esprit
ou si je prêtais la main au désir de l’adversaire ;
si je faisais passer avant Dieu l’appui humain,
en attachant mes amarres à une pierre sans consistance ;
si jamais, la prospérité venue, je contractais un esprit arrogant
ou si inversement, atteint par le malheur, je me laissais abattre ;
si je défendais ma fierté au-dessus de ce qui est sacré ;
si, voyant les méchants jouir du calme ou les hommes de bien
rencontrer des écueils, je venais à quitter le droit chemin ;
si l’envie dévorait mon esprit et si, jouissant d’un pied ferme,
je venais à rire de la chute des autres, fussent-ils impies ;
si mon esprit succombait sous la montée de la bile, si ma langue
effrénée se mettait à courir et si mon cœur dardait un œil lascif ;
si je haïssais quelqu’un sans raison et si de mon ennemi
je tirais vengeance par ruse ou bien ouvertement ;
si je renvoyais de ma demeure le pauvre les mains vides,
ou bien l’âme assoiffée de la parole céleste,
que le Christ soit propice plutôt à un autre, et que le vent
emporte mes labeurs antérieurs ainsi que ceux de ma vieillesse.
Telles sont les lois ausquelles j’ai lié mon existence. Mais si je parviens
à combler mes désirs, grâce t’en soit redue, incorruptible.


Saint Grégoire de Naziance

mardi 10 mai 2011

Mandorle du Verbe

Le nom, la bouche, la chair se tressent :
C’est une fleur de parole déracinant la peur ;
Fibres, nervures, la sève qui s’adresse,
Par la tige, forte, gracile splendeur,
À la rivière adamantine du baptême
Résurgent et plénier où la source demeure.

Le verrou impropre au corps même
Sème la stupeur sèche dans les yeux,
Quand l’esprit palpitant, lui, aime

Et goûte le poisson glorieux.

Le vin souple est la proue de sa joie,
La présence l’étrave claire de l’adieu.

Une flèche éternelle fait sa proie
De la mort, traversée par la flamme

De l’amour irisé, transfigurant carquois,
À la plume de colombe, à la foi d’une femme.

Des os, la moelle est cette fruition
Qui s’élève en un frisson d’âme
Aux narines ourlées de la corruption
Dans la volute spirale des parfums.

Une vigueur nouvelle étreint Sion :
Promesse, Annonce, tenue, trine, Un.

La merveille est le sens obvie
Que l’arc-en-terre lève en chacun :

L’illuminant, le Venir vit.


Stéphane Marie, avril 2011

mardi 26 avril 2011

De la puberté

Rien n’est donc plus chimérique que le préjugé des hommes à cet égard, et rien de plus incertain que ces prétendus signes de la virginité du corps. Une jeune personne aura commerce avec un homme avant l’âge de la puberté, et pour la première fois ; cependant elle ne donnera aucune marque de cette virginité : ensuite la même personne, après quelque temps d’interruption, lorsqu’elle sera arrivée à la puberté, ne manquera guère, si elle se porte bien, d’avoir tous ces signes et de répandre du sang dans de nouvelles approches ; elle ne deviendra pucelle qu’après avoir perdu sa virginité ; elle pourra même le devenir plusieurs fois de suite et aux mêmes conditions : une autre, au contraire, qui sera vierge en effet, ne sera pas pucelle, ou du moins n’en aura pas la moindre apparence.

Buffon, Histoire naturelle de l’homme

mardi 12 avril 2011

Sprezzatura n°3

Virginal Tempo

Collectif
, Virginités

Stéphane Marie, Le corps certain
Jean Duns Scot, L’Immaculée Conception de la bienheureuse Vierge
Michaël Gorzejewski & Luc Guégan, Conversation au bord du vide
Friedrich Hölderlin, À la Madone
Léo Zyngerman, Ici, dans le brouillard
Anonyme, Histoire juive de Jésus – Toledoth Yechou
Boyer d’Argens, Lettres juives (extraits)
Sandrick Le Maguer, Marie double-fond
Jean-Hugues Larché, Divine indétermination

jeudi 31 mars 2011

Notes pour un appel à l'Orient

Les Etats arabes meurent. Où pourraient mener leurs politiques nationales, fondées sur la misère de leurs peuples ?

Il n’y a pas eu de révolution égyptienne. Elle est morte dès les premiers jours; elle est morte avec les ouvriers du textile fusillés pour “communisme”. En Egypte on endort la foule en lui montrant le canal de Suez. Les Anglais ne s’en iront pas loin: seulement jusqu’en Jordanie ou en Libye.

L’Arabie Saoudite fonde sa vie sociale sur le Coran et vend son pétrole aux Américains. Tout le Moyen-Orient est aux mains des militaires. Les puissances capitalistes dressent des nationalismes rivaux, et en jouent.

Il faut dépasser toute idée de nationalisme.

L’Afrique du nord doit se libérer non seulement d’une occupation étrangère, mais de ses maîtres féodaux. Nous devons reconnaître notre pays partout où règne une idée de liberté qui nous convienne, et là seulement.

Nos frères sont au-delà des questions de frontière et de race. Certaines oppositions, comme le conflit avec l’Etat d’Israël, ne peuvent être résolus que par la révolution dans les deux camps. Il faut dire aux pays arabes: Notre cause est commune. Il n’y a pas d’Occident en face de vous.

Mohammed Dahou, 27 juillet 1954

mercredi 9 juin 2010

Sprezzatura n°2


Servitudes abandonnées


Collectif, Lanthanontes
Léo Zyngerman, L’art de la fuite
Stéphane Marie, Catéchisme
Vittorio Alfieri, De la tyrannie (extraits)
Luc Guégan, Le départ du volontaire
Donatien-Alphonse-François, marquis de Sade, Étrennes
philosophiques

Sandrick Le Maguer, Sade, l’implosion de la prison
Métie Navajo, Règne du paysage
Jean-Hugues Larché, La liberté libre
Edward Sexby, Tuer n’est pas assassiner
Alexandre Gambler, Vivre n’est pas assassiner



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